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Georgette ELGEY

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24/02/1929

Journaliste, historienne

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Informations

Lieu de naissance

PARIS, France

Le récit

Après la guerre, Georgette Elgey, après avoir frôlé la mention « Très bien » à la première partie du baccalauréat, décide de ne pas faire d’études universitaires et n’est pas reçue au baccalauréat de philosophie. Elle décide en 1949 de suivre les cours d’une école de secrétariat et apprend la dactylographie et la sténotypie pour laquelle elle se passionne.

Son diplôme obtenu, elle est embauchée au Centre de formation des journalistes (CFJ) qui vient d’être fonder, où elle peut « sténotyper les cours en même temps que de les suivre. Le directeur Jacques Kayser, journaliste, écrivain, passionné de politique, la prend en amitié et la présente à Robert Aron qui dirige avec Lucie Faure, la femme d’Edgar Faure, une revue littéraire La Nef. Elle y fait ses premières interviews de personnalités et y écrit ses premières piges .

En 1952, Robert Aron lui demande de travailler avec lui à son Histoire de Vichy, sans la rétribuer mais en lui proposant une partie de ses droits d’auteur à partir du dix millième exemplaire (droits qu’elle touchera grâce au succès commercial du livre). Ce travail de trois années lui révèle sa passion pour la recherche historique.

Après la publication de l’Histoire de Vichy, sur la recommandation de Georges Izard, ami de Robert Aron, elle est embauchée, en 1955, à L’Express par Pierre Viansson-Ponté qui est alors rédacteur en chef.

Pendant sept ans, elle est journaliste à L’Express puis à Paris-Presse où elle travaille avec Pierre Charpy, le responsable du service politique. En 1960, elle participe avec trois journalistes à la rédaction d’un livre d’actualité, Barricades et Colonels. Elle collabore à la revue Réalités puis devient, en 1961, rédactrice en chef du journal Le Nouveau Candide. Elle réalise un scoop en publiant le journal tenu pendant le putsch des généraux d’Alger par le colonel Godard, ce qui lui vaut d’être convoquée devant le haut tribunal militaire. Georgette Elgey, comme elle le déclare au cours d’une interview au magazine L’Express, est « gaulliste de cœur » et a été mendésiste, même si étant « une admiratrice inconditionnelle de sa personnalité », elle « ne partage pas toutes les interprétations de l’action » de Pierre Mendès France.

Elle abandonne le journalisme en 1962 et, sur les conseils de son ami Roger Stéphane, se lance dans une Histoire de la IV République à laquelle elle va consacrer près de cinquante ans de son existence.

 

Récit entretenu par Vitam – Voir tous ses mémoriaux

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